Sainte-Anne-des-Chênes, Manitoba

Juin 2020

Pratiquer la tolérance

Souvent, au cours de ma vie, j’ai constaté que la vie humaine, dans certains pays ou pour certaines personnes, ne vaut pas grand-chose. Ces temps-ci, je remarque que c’est toujours le cas, comme on a pu le constater très près de nous récemment. Que ce soit des gens aux traits asiatiques ou au nez épaté, les personnes de couleur se retrouvent souvent la cible d’agressions physiques ou verbales. C’est bien triste, mais que pouvons-nous faire, me direz-vous? On peut se sentir impuissants lorsqu’on voudrait changer des attitudes et des comportements chez nos voisins, surtout lorsqu’il s’agit de préjugés ancrés dans une culture depuis l’enfance. 

Dernièrement, un ami partageait sur son mur face de bouc* qu’il avait été agressé dans la rue par un individu qui lui a lancé des paroles haineuses. Ce qui m’a surpris, c’est que l’agresseur a lui-même mis le doigt sur le problème en disant « Je déteste les noirs, ils me font peur! ». Oui, la peur, c’est la peur qui engendre la haine et la violence. La peur de ce que l’on ne connaît pas, de ce que l’on ne comprend pas. La peur des gens qui semblent différents de nous. Mais la peur, c’est intimement lié à l’ignorance. 

Et c’est là que nous pouvons agir dans notre milieu et sur nous-mêmes : en pratiquant la tolérance, l’ouverture d’esprit, la curiosité intellectuelle et l’envie de comprendre et de connaître l’autre. Nous utiliserons ainsi les armes les plus efficaces pour lutter contre toute forme de discrimination.

 


* Depuis que j’ai visionné Les Bodins : Face de bouc pour les nuls! en 2011, j’utilise cette expression systématiquement. Ça me fait toujours rire.
 

 

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