Mon inspiration pour...

L'amour se hasarde

Vous connaissez sans doute des personnes qui souhaitent vivre une relation amoureuse, mais qui n’y parviennent pas. Elles ne trouvent pas le type de personnes correspondant à leurs désirs, elles n’osent plus s’engager parce qu’elles ont été déçues ou échaudées, elles n’ont pas les aptitudes psychologiques requises pour vivre une relation intime ou encore elles se voient victimes des lois sans pitié du « marché de la séduction » (dure réalité : le marché de la séduction, avec ses normes et ses exigences, existe bel et bien), bref, elles se retrouvent seules et leur solitude est vécue dans l’attente. On le sait, l’attente est souffrance. « C’est documenté », dirait sans doute le personnage principal des excellents romans de David Goudreault*. Oui, oui, c’est documenté! C’est Bouddha qui le disait : l’attente contamine notre présence à nous-mêmes et au monde qui nous entoure…

 

Attendre l’amour, c’est comme attendre le printemps, un printemps hésitant, un printemps qui tarde à nous réchauffer.

* La bête à sa mère, La bête et sa cage et Abattre la bête de David Goudreault, trois romans publiés aux Éditions Stanké.