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Janaína, brésilienne

Ce que j’aime le plus au Manitoba, c’est la relation avec la nature, la présence autochtone, les animaux que je vois dans les rues et dans les forêts. J’aime aussi voir les flocons de neige tomber et entendre plusieurs langues.

O que eu mais gosto do Manitoba é a relação com a natureza, a presença indígena forte, os animais que eu vejo nas ruas e florestas. Gosto também de ver a neve cair e de escutar muitas línguas.

Écoutez Janaína dire ceci en portugais, la langue officielle
du Brésil.

QUAND?

Je suis venue m’installer au Manitoba en avril 2019. Partie de Porto Alegre, au Brésil, je me suis arrêtée dans la ville de Québec pour une réunion avant d’arriver à Winnipeg.

 

POURQUOI AVOIR QUITTÉ LE BRÉSIL?

Pour plusieurs raisons, à commencer par le fait que le Brésil a élu, en 2018, un président d’extrême droite[1], ce qui voulait dire que la réalité socioéconomique chez moi allait changer drastiquement. En plus de cela, j’avais envie d’habiter ailleurs.  

POURQUOI AVOIR CHOISI LE MANITOBA?

À l’hiver 2017, une amie m’avait invitée à connaître la province et l’Université de Saint-Boniface. L’année suivante de cette première visite, j’ai obtenu une bourse du gouvernement du Canada pour faire un stage doctoral, alors je suis revenue pour trois mois. Ce fut pendant ce stage que j’ai eu enfin l’offre d’emploi qui me ferait venir habiter dans la province. 

Au départ, je n’ai pas choisi le Manitoba comme mon nouveau chez-moi… j’avais en tête que ce serait une expérience de mobilité intéressante tant du point de vue personnel que professionnel. Une fois sur place, nous nous sommes, mon mari et moi, de plus en plus vus comme habitants du Manitoba et nous voulons donc rester. Si je pense, c’est vrai, à acheter une maison et élever mes futurs enfants ici, je ne cesse pourtant pas de songer à retourner au Brésil… ça prend du temps à bâtir notre chez-nous.

COMMENT?

Je suis venue grâce à un permis de travail temporaire. Maintenant, mon mari et moi avons présenté une demande de résidence permanente.

INSTALLATION

Pour avoir travaillé bénévolement pour le Centre de la francophonie des Amériques depuis plusieurs années, je connaissais déjà le fonctionnement de la société canadienne. Et, parce que je savais comment aller chercher des références et naviguer dans les systèmes administratifs, ce fut assez facile de trouver un logement, un emploi et une voiture, et plutôt facile d’ouvrir un compte bancaire. J’aimerais préciser que la facilité que j’ai eue pendant l’établissement n’est pas due au système, mais à ma connaissance du système. 

 

INTÉGRATION

Malgré ma facilité à communiquer avec les gens, j’éprouve de la difficulté à me faire des amis ici. Est-ce dû à la différence de culture ou à un certain degré de fermeture de la part des Manitobains, et plus encore des Franco-Manitobains? L’avenir le dira… il faut dire qu’avec les conditions actuelles, je n’ai pas eu la chance de rencontrer beaucoup de gens encore.

 

EMPLOI

 

Au Brésil, j’étais enseignante de français et je finissais mon doctorat en linguistique. J’ai pu trouver un emploi dans mon domaine ici.

CULTURE

La manière d’établir des relations avec les personnes est différente ici. Au Brésil, on est beaucoup plus ouverts, on touche beaucoup plus, on se serre dans les bras plus facilement.

LANGUE

Mon travail au Centre de la francophonie des Amériques m’ayant déjà initié au français canadien, je n’ai pas encore détecté beaucoup de différences avec le français du Manitoba.

COMMUNAUTÉ

Je n’ai pas eu la chance encore de participer à des activités communautaires dans mon quartier. D’abord parce que je n’ai pas eu le temps, mais ensuite parce que je ne connais pas beaucoup de personnes au Manitoba. Et encore une fois, la situation exceptionnelle que nous vivons actuellement s’y prête un peu moins.

ACTIVITÉS, PASSE-TEMPS

•  Lire

•  Regarder des séries télévisées et des films

•  Faire la cuisine

[1] Le Brésil, un pays divisé, Dossier Radio-Canada

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