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SURVIVRE AU TRAVAIL

La résilience

Dans la chronique précédente, je vous ai parlé du cheminement professionnel de chacun et des obstacles qu’on peut trouver durant notre parcours professionnel. Avez-vous réfléchi aux questions qui y étaient posées? Avez-vous trouvé comment vous faites pour garder votre motivation et avoir du succès? En réfléchissant, vous avez peut-être remarqué votre résilience. L’origine de ce mot vient de la physique, pour décrire la relation entre la contrainte et la déformation des barres métalliques, vers le début du XIXᵉ siècle. Dans le contexte des sciences du comportement humain, on parle de plus en plus de la résilience, mais qu’est-ce que cela veut dire au juste? D’après le dictionnaire Larousse, la résilience est : l’« aptitude d'un individu à se construire et à vivre de manière satisfaisante en dépit de circonstances traumatiques »¹. D’après Bimrose et Hearne², la résilience est l’habileté à survivre à un changement lorsqu'il survient.

Ainsi, on voit que la résilience c’est la capacité de surmonter les obstacles qu’on trouve sur notre chemin, les traumas, les changements, la capacité de trouver des solutions à nos problèmes, et la capacité de garder sa motivation, malgré les défis. Bien sûr, c’est une capacité subjective, et comme chacun de nous sommes uniques, nous gérons les facteurs de stress de façons différentes. C’est-à-dire que deux personnes vivant le même évènement peuvent l’interpréter et le vivre de façons différentes. En plus, pour chaque défi que l’on vit, nous allons trouver que certains sont plus faciles à gérer que d’autres.

À titre d’exemple, connaissez-vous l’histoire de la fougère et du bambou? Je vais la résumer ici et si jamais vous voulez la lire au complet, rendez-vous sur cette page : Histoire de la fougère et du bambou.
 

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L’histoire de la fougère et du bambou – (conte oriental)

Un jour j’ai renoncé à mon travail, à mes relations et à ma vie. Je suis ensuite allé dans la forêt pour parler avec un ancien que l’on disait très sage. Je lui ai demandé :

– « Pourrais-tu me donner une bonne raison pour ne pas m’avouer vaincu? »

 

Il me répondit :
– «
 Regarde autour de toi. Vois-tu la fougère et le bambou? »

 

– « Oui », répondis-je.
 

– « Lorsque j’ai semé les graines de la fougère et du bambou, j’en ai bien pris soin. La fougère grandit rapidement. Son vert brillant recouvrait le sol. Mais rien ne sortit des graines de bambou. Cependant, je n’ai pas renoncé au bambou. Pendant quatre ans le bambou n’a pas poussé, mais lors de la cinquième année, une petite pousse de bambou est sortie de la terre. En comparaison avec la fougère, elle avait l’air très petite et insignifiante. À la sixième année, le bambou grandit jusqu’à plus de 20 mètres de haut. »

On comprend à partir de cette histoire que le bambou avait passé cinq ans à fortifier ses racines pour se soutenir, ce qui l’a rendu plus fort et lui ont donné ce dont il avait besoin pour survivre. Tandis que la fougère a poussé lors de la première année, car elle n’avait pas besoin de fortifier ses racines pendant plusieurs années. Comme le personnage du début de l’histoire qui a tout renoncé et qui s’avouait vaincu, il a appris que même si on ne voit pas de résultats immédiats suite aux efforts que l’on fait, cela ne veut pas dire que rien ne se produisait à l’intérieur du bambou, et parfois cet effort qui se passe à l’intérieur de nous est plus important que ce qui se voit à l’extérieur, car nous sommes en train de nous fortifier.

¹ Résilience, Larousse.fr

² Bimrose, J. et Hearne, L. (2012). Resilience and career adaptability: Qualitative studies of adult
career counseling. Journal of vocational behavior, 81(3), 338-344.

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