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Survoler la vie comme un oiseau

D’aussi longtemps que je puisse me souvenir, j’ai toujours été attiré par la nature et les animaux. Originaire d’une petite municipalité rurale au Québec, j’ai grandi sur le bord de la rivière Richelieu qui s’avérait être un terrain de jeux formidable.

Déjà très jeune, j’aidais mes oncles sur la ferme, ce qui m’a mis en contact direct avec mon environnement, mais ce dont je me souviens le plus c’est lorsque ma voisine m’a donné un guide d’identification des oiseaux. C’était le Guide des oiseaux de l’est de l’Amérique du Nord de Peterson. J’ai parcouru ce livre du début à la fin à plusieurs reprises tellement que les pages sont devenues très usées.

J’excellais dans mes études et, ne sachant pas dans quelle branche me diriger, j’ai choisi les sciences croyant que c’était le domaine qui m’ouvrirait le plus grand nombre de portes. 

J’ai débuté mon parcours universitaire en études environnemen-tales à l’Université York de Toronto, afin de parfaire mon anglais (aussi parce que j’étais tombé sous le charme d’une Torontoise), et je suis ensuite revenu à l’Université du Québec à Montréal en sciences de l’environnement.

Ces années à l’UQAM m’ont vraiment fait apprécier la nature puisque la majorité de mes cours était sur le terrain. Que ce soit pour faire des recensements d’oiseaux ou de mammifères, des études sur les insectes ou la limnologie des lacs et des rivières de la région de Saint-Michel-des-Saints, chaque journée était remplie d’aventures aussi fascinantes les unes que les autres.

Ce qui me fascinait le plus c’était de constater comment tout dans la nature est intrinsèquement relié. Que ce soit l’acidité du roc qui altère la qualité chimique des sols qui entraîne ensuite la croissance de certaines plantes adaptées à ce type de sol et qui vont par la suite attirer certaines espèces animales spécifiques, les liens qui relient tous ces éléments naturels étaient pour moi une source d’émerveillement et je voulais toujours en savoir davantage.

Mes études terminées, et ne sachant pas encore où me diriger, je me suis exilé de mon Québec natal pour aller vivre au Manitoba. Ma copine, rencontrée au Biodôme de Montréal, avait reçu une offre d’emploi au Centre d’interprétation du marais Oak Hammock, un centre de la nature situé juste au nord de Winnipeg.

Ainsi commence mon aventure manitobaine. C’est à titre de bénévole que je débute, mais je suis rapidement embauché grâce à mon bilinguisme. De guide naturaliste à coordinateur des programmes publics puis des événements spéciaux, je suis maintenant responsable des communications et du marketing. 

Cet emploi m’a permis entre autres de suivre ma passion de la nature et des animaux, mais aussi de la communiquer aux nombreux groupes scolaires et aux visiteurs provenant des quatre coins du monde. 

Les gens me disent souvent que j’exprime beaucoup d’enthou-siasme pour ce que je fais et je crois que c’est en fait la recette du succès dans la vie. Si on adore le métier ou la profession qu’on fait, on n’a vraiment pas l’impression de travailler. D’ailleurs j’ai souvent dit que je ferais probablement le même travail sans rémunération, mais ne le dites surtout pas à mon employeur.
 

Jacques Bourgeois est responsable des communications et du marketing au Centre d’interprétation du marais Oak Hammock.

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