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Les enfants de Yuki, après deux ans d’université au Manitoba, ont chacun à leur tour, à trois ans d'intervalle, consacré une année entière à étudier le japonais à l’Université Tokai au Japon et à s’entraîner avec son réputé club de judo, les deux, de façon intensive. Nous vous présentons les écrits combinés de leur journal de bord respectif, lesquels seront émaillés de notes rétrospectives et d’échanges sur leur expérience.

7 novembre 2011

 

Excursion à Hakone!

Aujourd’hui, tous les étudiants internationaux ont pris l’autobus pour aller à Hakone, une ville située à environ une heure de l’université. Le voyage était organisé par l’université dans le but de nous faire découvrir des choses merveilleuses que le Japon a à offrir.

Nous avons d’abord visité une espèce d’exposition artistique. Dans certains bâtiments, il y avait des peintures et des sculptures. À l’extérieur, il y avait toutes sortes de chouettes sculptures. J’ai pris beaucoup de photos, mais parce que j’ai peur de manquer de place dans mon blogue, je n’en ai téléversé que quelques-unes.

Posant avec quelques autres étudiants internationaux

Avec Mari, de la Finlande

D’énormes carpes koi qui attendaient seulement qu’on les nourrisse.

Ensuite, nous sommes allés à Owakudani, une vallée volcanique réputée pour ses œufs durs noirs et spéciaux. D’après ce qu’on m’a expliqué, les œufs virent au noir à cause du soufre actif présent dans les sources thermales. On dit qu’en manger un augmente notre longévité de sept années. J’ai partagé un œuf avec mon amie Mari. Alors peut-être que je peux ajouter trois ans et demi à ma durée de vie? Nous devrons tester cette théorie.

Il y avait beaucoup de brume durant le trajet vers le sommet.

Le dernier arrêt de notre voyage, le poste de contrôle à Hakone. Apparemment, pendant la période Edo, Hakone était un poste de contrôle important pour la gestion de la circulation le long de Tōkaidō, l’autoroute reliant Tokyo et Kyoto. J’ai lu ceci sur Internet. S’ils nous l’ont expliqué durant notre voyage, je n’ai de toute évidence pas compris. C’était peut-être écrit sur les petits écriteaux au poste de contrôle, mais je n’ai pas essayé de les déchiffrer.

 

Un type qui déclarait être un ninja…
pas certaine si je le crois…

Le plaisir de s’amuser à prendre la pose

À partir de la gauche : Minji (Corée), In (Thaïlande), Yonjin (Corée), Mari (Finlande) et moi

L’université possède ses propres autobus.

Et puis, ce fut le temps du retour. La journée a été longue et je suis pas mal fatiguée. J’ai quand même trouvé le temps et l’énergie de publier au sujet de cette dernière expérience parce que je sais que ceux et celles qui suivent mon blogue sont toujours dans l’attente de mes nouvelles. Maintenant, la pause est terminée et l’entraînement et les cours reprennent demain. De retour au travail!

 

Un agréable goûter avec ma tante

 

J’ai finalement pu voir ma tante Shizuko dimanche. Ça prend environ deux heures de sa maison jusqu'à l’université et, puisque c’est un trajet assez long et fatigant, c’est la première fois que j’ai eu la chance de la voir. C’est en fait la tante de mon père, ce qui veut dire qu’elle est… ma grand-tante? Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, mes amis savent qu’au-delà des grands-parents, je me perds dans les liens familiaux. La sœur de la mère qui s’est remariée avec l’oncle du mari… euh… juste de l’écrire ça me mélange.

 

J’ai décidé de cuisiner pour elle. Et, qu’y a-t-il de mieux à servir qu’une quiche? J’ai déjà fait des quiches chez moi, au Canada, et c’est assez facile à faire. Alors j’ai trouvé une recette de quiche aux épinards sans croûte sur Internet, puis j’ai acheté les ingrédients au supermarché. Le jour même, tout s’est relativement bien déroulé, sauf quand j’ai eu à me servir du four pour faire cuire les quiches. J’ai demandé à une fille de m’aider et, même si elle-même ne l’avait jamais utilisé, elle m’a expliqué sur quels boutons elle croyait qu’il fallait appuyer. En attendant l’arrivée de ma tante, j’ai prié pour que mes quiches soient mangeables. Et elles l’étaient!

Ma tante Shizuko, prête à prendre sa première bouchée

Et mieux encore, comparé à il y a deux ans quand j’ai vu Shizuko pour la première fois, j’étais capable de parler un bien meilleur japonais. Nous avons pu avoir de vraies conversations.

 

Je viens de terminer la troisième saison de The Mentalist. C’est mon petit plaisir coupable. Quand j’ai fini mes devoirs et que j’ai un peu de temps libre, je me rattrape dans le visionnement des épisodes. Laissez-moi vous dire que je suis très fâchée contre les producteurs de la série, en ce moment. Se rendent-ils compte à quel point ils me frustrent (et les autres adeptes de The Mentalist)? Depuis le premier épisode de la première saison, Patrick Jane, un consultant pour le Bureau central des enquêtes, est à la recherche de l’homme qui a tué sa femme et sa fille, un homme qui se fait appeler « Red John ». Et après avoir tenté de retrouver sa trace durant les trois premières saisons, il finit par tuer l’homme qui est supposément Red John…, mais il s’avère que ce n’est pas lui en fin de compte. Ahhh! Ça me rend folle! Arrêtez de jouer avec nous, producteurs!

Festival étudiant, karaoké et affronter la dure réalité des voyages à l’étranger

Au cours de la semaine dernière, un grand festival étudiant s’est déroulé sur le campus de l’université. Il y avait des kiosques partout où on vendait de la nourriture, de petits souvenirs, etc. Durant la première partie de la semaine, je prenais des chemins différents pour éviter d’avoir à traverser la foule. De plus, nous n’avions pas le droit de conduire nos vélos sur le campus durant le festival. Mais j’ai finalement eu le temps d’aller y jeter un coup d’œil et voici à quoi ressemblait la rue principale du campus cette semaine-là :
 

Le kiosque allemand vendait des mets allemands. Aucune de nous n’est allemande, au cas où vous seriez intrigués. Ma coloc (à droite) et son amie étaient bénévoles et je n’étais là que pour goûter.

 

C’est censé annoncer des mets allemands…, mais je ne sais pas pourquoi il porte un costume de Pokémon.

Une des délicieuses friandises vendues au festival

Avec mon amie et entraîneuse de judo, Natsumi

Au cours de la semaine, j’ai aussi eu la chance d’aller dans un bar karaoké pour la première fois. Et j’ai adoré ça! Au début, j’étais un peu nerveuse de chanter devant les autres, mais une fois passé le trac initial, j’ai pu tout simplement m’amuser. Et j’étais aussi très contente du grand choix de chansons en anglais (Je ne connais encore aucune chanson japonaise… je ferais mieux de m’y mettre.) J’ai même pu chanter une chanson de Céline Dion en français. Beaucoup de plaisir, et en fait très libérateur. Je suis certaine que je vais y retourner bientôt.

 

J’ai aussi réalisé un certain nombre de choses dernièrement. Avant de venir au Japon, je croyais que la chose la plus facile de mon voyage au Japon serait de le quitter à la fin de mon séjour. Je sais que je serai excitée de retourner à la maison et de revoir ma famille et mes amis après si longtemps, mais je prends aussi conscience que les gens que je rencontre ne feront plus partie de ma vie. Bien sûr, grâce à Skype et aux autres outils de médias sociaux, ce sera plus facile qu’avant de rester en contact, mais ce n’est pas la même chose que de pouvoir les appeler pour sortir ensemble. Je me suis déjà attachée aux gens qui font partie de mon quotidien ici au Japon. C’est difficile pour moi d’imaginer que je ne pourrai plus les voir après mon retour au Canada. Je sais que lorsque le temps des adieux viendra, ça sera assez pénible et chargé d’émotions.

 

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