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Les enfants de Yuki, après deux ans d’université au Manitoba, ont chacun à leur tour, à trois ans d'intervalle, consacré une année entière à étudier le japonais à l’Université Tokai au Japon et à s’entraîner avec son réputé club de judo, les deux, de façon intensive. Nous vous présentons les écrits combinés de leur journal de bord respectif, lesquels seront émaillés de notes rétrospectives et d’échanges sur leur expérience.

6 décembre 2011

 

Je suis de retour... encore.

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La seule raison pour laquelle je suis capable d'écrire sur mon blogue aujourd'hui est que le test de demain a été remis à jeudi. Donc, même si je vais étudier ce soir, je suis en mesure de consacrer un peu de temps pour vous mettre tous à jour.

Mon voyage en Corée a été une très bonne expérience. C'est probablement l'un des vols les plus courts que j'ai jamais pris : un vol de 2 heures et demie vers Séoul, puis un vol d'une heure vers l'île de Jeju. Et c'est le premier voyage que j'ai fait où je n'ai pas eu besoin d'ajuster l'heure sur ma montre, car le Japon et la Corée sont dans le même fuseau horaire. Cela ne veut pas dire que le voyage a été facile. Au Japon, rien n'est vraiment facile.

Pour me rendre à l'aéroport mercredi matin, je suis allé à la gare à vélo, avec mon sac à dos dans le panier avant et mon énorme sac de judo sur mes épaules. De là, j'ai pris un train pour Hon-Atsugi. J'ai rencontré ma grand-tante sur le quai et ensemble nous avons fait un trajet d'une heure en bus jusqu'à l'aéroport de Haneda.

Puis, en arrivant à Séoul, en Corée, je suis allée enregistrer mes bagages pour mon

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L’aéroport de Séoul.

vol de correspondance pour me faire dire ensuite que je devais prendre un bus pour me rendre au terminal des vols intérieurs. À Winnipeg, il n'y a qu'un seul terminal, et celui que nous avons est plus petit que le terminal des vols intérieurs de Séoul. Quoi qu'il en soit, Dieu merci, les dispositions des aéroports sont à peu près les mêmes dans tous les pays, j'ai donc pu trouver ma porte sans aucun problème.

J'arrive à Jeju... et il pleut. En fait, il a plu tous les jours durant mon séjour.

La compétition s'est bien déroulée. J'ai perdu mon premier et unique combat contre Concepcion Bellorin d'Espagne, actuellement classée 17e au monde. Mais je suis contente de ma performance. Jusqu'aux 30 dernières secondes du combat, il n'y avait aucun point. Dans les 30 dernières secondes, elle a réussi à lancer et elle a obtenu un yuko, puis elle m'a cloué au sol pendant 25 secondes pour un ippon.

Lorsque je me suis retrouvée à ce niveau de compétition dans le passé, je ressentais généralement une grande différence de niveau de compétence entre mes adversaires et moi. Cette fois, cependant, j'ai à peine ressenti cela. J'avais l'impression d’être à ma place. Bien sûr, j'ai encore besoin de travailler beaucoup plus sur ma préhension et mon positionnement pour entrer dans les lancers. Mais je me sentais bien là-bas. Et je n'étais même pas fatiguée! Depuis que je suis au Japon, à l’entraînement avec l’équipe de Tokai, nous faisons plusieurs rondes de randoris sans aucune pause, donc j'ai l'impression que mon endurance s'est vraiment améliorée depuis mon arrivée ici. Cela m'a donc vraiment aidé pendant le combat, car je n'avais même pas à penser à la sensation d’être épuisée.
 

 

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Le site du tournoi

Le beau plafond

La Corée est un pays intéressant. À bien des égards, j'avais l'impression d'être au Japon. Il pleuvait tous les jours. Les ingrédients utilisés dans leur cuisine sont assez similaires à ceux de la cuisine japonaise. Ils ont des dépanneurs à presque tous les coins de rue. De nombreux noms de magasins sont également écrits en caractères japonais. Et bien sûr, tout le monde a des traits du visage asiatiques. Mais j'ai trouvé les Coréens un peu plus impolis que les Japonais. Lorsque nous avons atterri en Corée, au lieu d'attendre leur tour pour descendre de l'avion, tout le monde s'est juste levé et a commencé à se bousculer pour sortir de l'avion le plus rapidement possible. Et pour moi personnellement, je trouve le coréen un peu dur pour les oreilles. Après l'avoir écouté pendant un moment, j'ai mal à la tête et je veux juste me couvrir les oreilles. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que certains mots ont des prononciations plus dures que le japonais où les syllabes semblent se fondre.

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La rue devant mon hôtel

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Un repère familier

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Mon hôtel

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Jeju : J'ai été surprise de voir à quel point l'île de Jeju est commerciale. Dans les rues, c'est presque tout ce qu'il y avait,
magasin après magasin, on trouve des produits de marques populaires à vendre.

Maintenant, je suis de retour à l'école et j’ai réintégré ma routine. Présentement à l'Université de Tokai, il y a de nombreux athlètes d'autres pays qui sont là pour se préparer au prochain tournoi qui aura lieu ce week-end, le Grand Chelem. Je vais aller voir le tournoi samedi et dimanche. Mes professeurs ne sont pas trop contents du fait que je vais manquer des cours. Ils ne pensent pas que le judo soit une raison suffisante. Et bien c'est dommage. Je vais quand même aller voir le tournoi. Combien de fois dans ma vie aurai-je la chance d’assister à un concours de ce calibre?

À la fin du mois, j'aurai l'occasion de faire une courte pause des cours et du judo. Je vais passer du temps avec ma famille japonaise à Kyoto. J'ai hâte. Je viens d'apprendre aujourd'hui que nous avons du judo le 25 décembre!!! Le jour de Noël!!! Incroyable! En réalité, Noël n’existe pas vraiment au Japon. Le Nouvel An est ce qui compte vraiment ici. Donc, non seulement je passerai le jour de Noël seule au Japon, mais je ferai aussi du judo ce jour-là. Ça semble plaisant. 😉

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1ᵉʳ décembre 2014

Foire internationale de 2014 (Hawaï)

Le week-end dernier, l'université a accueilli ce qu'elle appelle la Foire internationale. C’est principalement un grand marché où les étudiants des différents pays se réunissent et construisent un stand dans les salles de classe du 4ᵉ étage du bâtiment 8, le bâtiment dans lequel j'étudie toute la journée. C'est aux élèves d'utiliser leur imagination pour montrer les points saillants de leur pays.

Étant l'un des seuls Canadiens ici, j'ai décidé d’aller donner un coup de main au stand hawaïen. Je n'ai pas vraiment beaucoup participé à la préparation, car j'étais occupé avec le judo et mon discours, mais j'y suis allé et j'ai aidé pendant la durée de la foire.

Certaines personnes pourraient ne pas être d'accord, mais je pense vraiment que c'était une expérience amusante. Ma tâche était de remettre des leis et de les reprendre, de m'incliner, m'incliner et m'incliner encore, de m'excuser et de dire merci encore et encore. Des tonnes d'étudiants sont venus nous voir, la plupart que je ne connaissais pas, certains avec lesquels je suis devenu ami. C'était très fatigant et très exigeant mentalement et physiquement. J'ai également dû me promener au 4ᵉ étage pour promouvoir notre stand, jouer du ukulélé et chanter des chansons.

Pourquoi donc ai-je tant aimé ce travail à la foire? Et bien, je pense que c’est pour m’avoir donné une expérience de travail au Japon. Vous voyez, chaque fois que vous entrez dans les magasins au Japon, vous entendez toujours : « Irasshaimase! » ce qui signifie bienvenue dans notre magasin. Mais ce n'est pas seulement ça; ils posent toujours les mêmes questions, s'excusent, s'inclinent et s'inclinent à nouveau même s'ils ne se sont pas trompés. C'est une politesse extrême que les entreprises japonaises imposent à tous les travailleurs. Quelle que soit votre humeur, tout le monde suit ces règles.

Je pense juste que j'ai eu la chance de pouvoir en faire l'expérience au moins une fois, car je n'ai pas l'intention de travailler au Japon.    

En plus de cela, j'ai également pu voir de nombreux stands de différents pays, notamment le Vietnam, l'Espagne, le Brésil, le Kazakhstan, la Thaïlande, la Chine, la Russie, etc. Au troisième étage, il y avait aussi des spectacles de différents pays. J'ai pu entendre de la guitare mongole, des mélodies chinoises célèbres, voir des danses et des groupes brésiliens, des danses arabes (auxquelles j'ai participé haha), et bien d'autres. J'ai aussi pu jouer avec l'un des autochtones hawaïens, Kahea Kashinoki, et chanter quelques chansons dans une ambiance hawaïenne. Il jouait du ukulélé pendant que je chantais des chansons comme Over the Rainbow, La vie en rose et, bien sûr, la préférée, I'm Yours de Jason Mraz.

Avec le discours et tout, la Foire internationale a été une expérience très intéressante.

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Danse du Kazakhstan

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Azusa porte une tenue indonésienne loufoque.

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Vêtements chinois avec quelques jolies dames prises au hasard. 

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Je ne suis pas certain de savoir de quel pays il s’agit.

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Anzu et moi au kiosque hawaïen

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Tenues du Kazakhstan

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