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Les enfants de Yuki, après deux ans d’université au Manitoba, ont chacun à leur tour, à trois ans d'intervalle, consacré une année entière à étudier le japonais à l’Université Tokai au Japon et à s’entraîner avec son réputé club de judo, les deux, de façon intensive. Nous vous présentons les écrits combinés de leur journal de bord respectif, lesquels seront émaillés de notes rétrospectives et d’échanges sur leur expérience.

14 décembre 2011

 

Les avantages d’être au Japon

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Il y a beaucoup d'avantages à vivre au Japon. C'est le meilleur endroit pour apprendre le japonais. Je peux m'entraîner avec quelques-uns des éventuels futurs olympiens du pays. Et j'ai la chance d'aller voir des tournois de haut calibre au Japon, comme le Grand Chelem de Tokyo (appelé aussi la Coupe Jigoro Kano) le week-end dernier.

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C'était super d'être là. Le judo est vraiment un sport spectaculaire à regarder. Même si j'ai vu une multitude de combats dans ma vie, le judo ne cesse de m'étonner. C'était aussi formidable de pouvoir mettre des visages sur certaines personnes de ma division. J'ai vu leurs noms inscrits sur la liste du classement mondial, mais jusqu'à présent, je n'avais pas la moindre idée de qui ils étaient. J'ai aussi eu l'occasion de parler avec d'autres athlètes canadiens. Voir un visage familier est toujours réconfortant lorsque vous vivez seul dans un pays étranger.

Cependant, le tournoi  a été long, allant jusqu'à environ 19 h samedi et dimanche. Je devais faire la navette tous les jours, un aller simple d’environ une heure et demie. C'était donc fatigant, mais ça en valait vraiment la peine. Ce n'est pas tous les jours qu’on a la chance d’assister à un tournoi de ce calibre.
 

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Un peu de repos entre les matchs 😉

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Les entraîneuses de judo

Quand je suis revenue à l'école lundi, j'ai découvert que j’avais presque perdu ma voix, le résultat de 1) mes allergies (elles se déclenchent lors des changements de saisons) 2) un rhume et 3) des encouragements aux combattants pendant le week-end. C'est quelque chose que je savais que j'aurais à gérer éventuellement. Être malade dans un pays étranger peut être difficile. Ma mère n'est pas là pour s'occuper de moi. Je ne peux pas simplement sécher des cours et dormir pendant la journée. Et les médicaments ici ne sont pas les mêmes qu'au Canada. Il n'y a pas de Benylin ni aucun des autres médicaments contre le rhume que je prends normalement quand je suis malade.

Je me sens mieux maintenant. Ma voix revient lentement. J'essaie de parler le moins possible parce que je suis censé aller au karaoké cette fin de semaine... donc j'ai besoin d’une voix en pleine forme pour ça. 😉

 

Depuis que je suis au Japon, j'ai également eu la chance d'acheter de nouveaux gis. J'avais besoin de nouveaux gis pour la compétition en Corée. En raison des nouvelles règles, tous les judogis doivent désormais porter le « logo approuvé par la FIJ » et ne peuvent être fabriqués que par certaines entreprises telles que Mizuno et GreenHill. Et, comme je suis au Japon, j'ai pu faire écrire mon nom en japonais sur mes deux gis et sur ma nouvelle ceinture. Voyez par vous-même. On peut lire « Blais-Shiokawa » en caractères japonais.
 

 

Le site du tournoi

Le beau plafond

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Mon dossard pour la Corée

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6 décembre 2014

Une joute oratoire (inachevée)

Il y a environ un mois et demi, notre professeur a distribué de la documentation à ceux qui voulaient participer à une joute oratoire. Comme ma sœur avait participé à cette compétition lors de son séjour au Japon, les professeurs ne m'ont pas vraiment laissé le choix. Ha ha. Afin de participer à la compétition finale, nous devions d'abord

présenter les deux premières minutes de notre discours à quelques étudiants et professeurs. Ils choisissent ainsi les 10 meilleurs qui devront par la suite se produire devant tout le monde.

Après avoir écrit mon discours en anglais, j'ai demandé à mon ami Maho Sagawa et à mon père de le traduire en japonais pour moi, et j'ai commencé à le mémoriser. Le jour de l'élimination, j'ai passé deux heures à pratiquer et j'avais tout mémorisé. Mais, comme je l'ai remarqué lorsque j’avais prononcé un discours dans le cadre de mon cours de japonais à l’Université de Winnipeg, je deviens VRAIMENT nerveux devant une foule quand il s’agit de parler en public. Même si j'ai tout mémorisé, en général, j’ai des trous de mémoire pendant que je prononce mon discours. Et cette fois-ci n'a pas fait exception. Je ne pensais pas avoir très bien réussi et j'ai été surpris d'apprendre que j'avais été choisi pour aller en finale.

Même si mon père avait travaillé très dur pour traduire mon discours, apparemment ce n'était pas la meilleure façon de présenter mon sujet, donc après en avoir mémorisé la moitié, mon professeur a décidé de réécrire à peu près tout le texte. Par conséquent, une semaine avant la joute, j'ai commencé à apprendre mon nouveau discours de cinq minutes. Maintenant, il faut aussi ne pas oublier que j'allais toujours à mes cours, que j'avais encore des tests, des devoirs et d'autres études à faire AINSI QUE des pratiques de judo et des tâches inhérentes à la vie de tous les jours.

Connaissant maintenant mon problème de nerfs, je me suis préparé cette fois pour ne pas avoir de trous de mémoire pendant la présentation. J'en avais mémorisé la plus grande partie trois jours avant l'événement. J'ai pratiqué devant mes amis plusieurs fois, mes amis japonais m'ont aidé avec l'intonation, j'ai pratiqué devant ma classe, des gens que je connaissais à peine et ma famille. Nous avons fait une répétition la veille et je me suis entraîné dans mon habit de soirée, sachant que je le porterais pendant ma présentation, j'ai pris des photos de la scène pour m'aider à la visualiser plus tard. J'ai même pratiqué avec mon amie en lui faisant lire les trois premiers mots de n'importe quelle phrase, que je devais ensuite compléter. Par conséquent, je connaissais assez bien mon discours.

Le jour J, mon professeur et mes camarades de classe m'ont souhaité bonne chance. J'ai quitté les cours plus tôt, portant mon costume et ma cravate, et je suis arrivé en avance, me permettant ainsi de marcher une fois de plus sur la scène avant la joute oratoire. Après, je suis sorti pour m'entraîner davantage. Beaucoup de gens m'ont complimenté pour mon costume, et un de mes amis m'a même dit que j'avais l'air génial, et cela a rendu ma journée mémorable.

Ensuite, ce fut le moment de faire ma présentation. J'étais le numéro 6; c’est pourquoi j'ai pu voir les autres faire leur discours avant moi. Tous les participants étaient nerveux et on pouvait sentir une certaine tension dans l'air. Bientôt, j'ai été appelé, j'ai monté les escaliers, j'ai pris une profonde inspiration, j'ai souri et je suis parti. Je vous raconterai plus tard comment ça s’est déroulé.

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Tous les participants ont reçu de l'argent pour acheter les manuels du prochain semestre, mais j'ai également reçu un cadre spécial, même si je ne sais pas trop pourquoi. Très probablement à cause du sujet que j'ai choisi pour mon discours.

Bientôt, ce fut fini, mon stress soulagé, et j'étais sur le chemin du retour au dortoir. Je me suis alors dépêché autant que j'ai pu et suis revenu pour la dernière heure de pratique.

Dans l'ensemble, l'expérience a été... bénéfique. J'ai en fait appris beaucoup de grammaire et de vocabulaire grâce à l’appui de tout le monde. Je suis un peu déçu de ma performance, mais je peux dire que j'ai fait de mon mieux.
 

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