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Les enfants de Yuki, après deux ans d’université au Manitoba, ont chacun à leur tour, à trois ans d'intervalle, consacré une année entière à étudier le japonais à l’Université Tokai au Japon et à s’entraîner avec son réputé club de judo, les deux, de façon intensive. Nous vous présentons les écrits combinés de leur journal de bord respectif, lesquels seront parfois émaillés de notes rétrospectives et d’échanges sur leur expérience.

12 janvier 2012

Plus tôt que ça, et on ne dort plus.

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Aujourd'hui, j'ai participé à mon premier kangeiko (寒稽古). J’ai cherché dans le dictionnaire et cela se traduit par « entraînement mi-hivernal ». Chaque année, pendant les jours les plus froids, la pratique matinale commence à 5 h 30. Nous ne le faisons que pendant quelques jours, mais c'est très significatif. D’après ce que l’on m’a expliqué, c’est important pour les Japonais de se lever tôt et de s'entraîner.

L'entraînement de ce matin était assez épuisant. La partie réveil n'a pas été trop difficile. Parfois, je n'ai tout simplement pas envie de sortir du lit, mais aujourd'hui, je n'ai eu aucun problème avec ça. Le problème que j’ai eu fut de sortir du dortoir. Parce qu'il était si tôt, les portes étaient encore verrouillées. Donc je n'ai pas pu sortir! Heureusement que je sais que je peux sortir en sautant par la fenêtre de la cuisine. Malheureusement, les deux filles russes ne le savaient pas et elles sont arrivées en retard à l’entraînement.

On a fait des exercices d'échauffement, l’exercice de la brouette, des sauts, etc. Et puis on a fait 10 newaza randoris au sol de 4 minutes. J'étais complètement éreintée après.

Aujourd'hui, j'ai aussi eu deux tests importants. Cela veut donc dire que je ne pouvais pas dormir pendant les cours comme je le fais souvent (hi hi). Et, le jeudi, j'ai un cours pendant la quatrième période, qui se termine à 16 h 40. Le judo commence à 17 h. Ce fut donc une journée particulièrement longue et fatigante pour moi.

Demain, l'entraînement recommence à 5 h 30. Alors je vais me coucher maintenant afin d’essayer de récupérer quelques heures de sommeil. Oyasumi!

Ma grand-mère et moi
 

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Ma grand-mère, Masako

J'ai enfin eu la chance de voir ma grand-mère!!! C'est bizarre, car même si je suis au Japon (au lieu du Canada), je ne vois pas ma grand-mère, car elle habite à environ 2 h 30 de l'Université de Tokai. Je ne sais pas encore comment me rendre chez elle à Yaita, située dans la préfecture de Tochigi. Et pour elle, faire le voyage jusqu'à Tokai est trop exigeant. Au Canada, parcourir cette distance n'est presque rien, surtout pour les personnes qui vivent à l'extérieur de la

ville. J'ai l'habitude de conduire tous les jours en ville, de Sainte-Anne à Winnipeg, ce qui prend un peu moins d’une heure. Mais au Japon, cette même distance prend environ deux fois plus de temps et elle est deux fois plus épuisante, car il y a constamment des gens autour de vous. Donc jusqu'à présent, je n'avais pas eu l'occasion de voir ma grand-mère. Nous avions échangé des lettres et récemment, elle a également appris à utiliser Skype. Incroyable, non? Hi hi! Je pense que nous avons tous été un peu surpris, y compris elle, quand nous avons appris qu'elle avait maintenant un compte sur Skype. Nous avons parlé quelques fois et je pense qu'elle comprend le concept maintenant. Elle sait comment accepter et mettre fin à un appel... ce qui est à peu près tout ce que l’on doit savoir.

 

Mais ce n'est jamais la même chose que de rencontrer quelqu'un en chair et en os... ce que j'ai finalement pu faire l'autre jour! J'ai enfin rencontré ma grand-mère! Elle est venue à Tokai et nous avons déjeuné ensemble. Je lui ai montré ma chambre et le dojo. Et grâce à mes cours, mon japonais s'est amélioré à pas de géant et nous avons pu parler de plusieurs sujets différents... et vraiment nous comprendre 😊.

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Il y a deux ans, lorsque j'ai visité le Japon avec mon père, je connaissais à peine le japonais. Bien sûr, à ce moment-là, c'était super de voir ma grand-mère, mais nous ne pouvions pas échanger et communiquer comme nous pouvons le faire maintenant. Et ça ne fera que s'améliorer. 😃

 

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Alors, à ma grand-mère, qui lit fidèlement mon blogue (elle peut comprendre un peu d'anglais) : 愛してる!また今度会いましょう!楽しみしていますよ。: )

 

19 janvier 2012

Présentation de l’okonomiyaki (et du maître de l’okonomiyaki)

L'okonomiyaki peut être décrit comme une crêpe japonaise. Le nom vient de okonomi, qui signifie « ce que vous aimez » ou « ce que vous voulez », et yaki, qui signifie « grillé ». J'ai dégusté de l’okonomiyaki pour la première fois il y a environ deux ans lorsque je suis venue au Japon avec mon père. Nous avons séjourné dans la maison des Iwasa et Shigenori (alias le maître de l'okonomiyaki) qui nous a préparé un délicieux okonomiyaki.

Quand je suis arrivée au Japon en septembre, je ne me souvenais pas vraiment du goût de l'okonomiyaki, mais je me souvenais d’avoir aimé ça. J'ai donc décidé d'en acheter à l'épicerie peu de temps après mon arrivée. Et je suis vraiment désolée de dire ça (je déteste gaspiller de la nourriture), mais j'ai tout jeté après une seule bouchée. C'était horrible! Maintenant, je ne savais pas si c'était parce que la version de l'épicerie était tout simplement mauvaise ou si ma mémoire de l’okonomiyaki avait été déformée d'une manière ou d'une autre.

J'ai pu tester ça lors de ma dernière journée chez les Iwasa, le 2 janvier. Shigenori a concocté un plat d’okonomiyaki (le vrai) et ça m’a permis de confirmer que j'aime vraiment l'okonomiyaki. Astuce : n'achetez jamais d'okonomiyaki dans une épicerie si vous recherchez l’authentique.

Présentation de l’okonomiyaki 101 :

 

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Première étape : les ingrédients

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Le maître au travail

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Démontrer ses prouesses 😛

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Tout mettre en place

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Attendre patiemment pendant la cuisson...

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Et voilà! Le produit fini.

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10 janvier 2015

Magasiner pendant la période des Fêtes au Japon

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Après avoir quitté les Iwasa, je suis allé à Shinjuku pour faire un peu de magasinage. Je voulais avant tout du parfum, car j’étais à court. Yoshiki et Shuko m'ont aidé à trouver le magasin qui vendrait le plus de parfums, qui s'appelait Isetan, et dont l'emplacement le plus proche était à Shinjuku.

On m'avait dit que les prix au Japon étaient plus bas durant la période des Fêtes, alors j'ai voulu en profiter. Mais les bas prix attirent les… GENS! C'était toute une expérience de marcher dans les rues quand chaque centimètre carré est complètement rempli de gens. C’était encore plus fou à l’intérieur du magasin. J'ai pu

demander mon chemin sans trop de problèmes, ce qui m'a beaucoup aidé à travers ce chaos.

L'un des vendeurs m'a expliqué les produits populaires et m'a permis d’en humer quelques-uns. Quand mon odorat commençait à perdre de son acuité, il me passait des grains de café pour changer l'odeur. J'ai dû sentir plus de 60 parfums ce jour-là, et chacun plus de quatre fois pour être sûr de mon choix. J'ai fini par en sélectionner deux qui, selon moi, avaient une image unique et feraient également ressortir ma personnalité.

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Je voulais aussi avoir un petit sac à dos, mais après avoir vu le prix, j'ai abandonné mon idée. Au Japon, l'image est très importante, donc le pouvoir de la marque en

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termes de prix peut être poussé à des normes assez ridicules.

 

Je suis sorti de là après environ 45 minutes. J'ai pris un repas dans un petit restaurant de hamburgers, puisque j'étais à Tokyo après tout, puis je suis rentré chez moi.

 

Pas tout à fait la journée des soldes de l’Après-Noël ou le Vendredi fou, mais je dirais que c'était une version plus calme des deux.
 

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