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Les enfants de Yuki, après deux ans d’université au Manitoba, ont chacun à leur tour, à trois ans d'intervalle, consacré une année entière à étudier le japonais à l’Université Tokai au Japon et à s’entraîner avec son réputé club de judo, les deux, de façon intensive. Nous vous présentons les écrits combinés de leur journal de bord respectif, lesquels seront parfois émaillés de notes rétrospectives et d’échanges sur leur expérience.

6 mars 2012

Une semaine à Miyazaki

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Je suis de retour depuis quelques jours déjà et j’avais l’intention d’écrire sur mon blogue, mais la connexion Internet était intermittente. Pendant des heures, tout semble bien aller, puis soudainement, plus de connexion Internet pendant presque toute une journée. Laissez-moi vous dire que c’est très frustrant. Je n’ai rien à faire! mdr. Ce n’est pas vrai, mais

beaucoup de choses que je dois faire (p. ex. skyper avec mes parents, vérifier mes courriels, écrire sur mon blogue) nécessitent Internet et donc je n’ai pas pu les faire ces derniers jours.

Présentement, j’y ai finalement accès donc j’écris ceci aussi vite que possible au cas où je perdrais encore la connexion.


Donc… par où commencer? Tout d’abord, se rendre à l’aéroport est tout un voyage en soi. De Tokaidaigakumae (la gare la plus proche de l’Université de Tokai), nous avons pris la ligne Odakyu jusqu’à la gare d’Ebina, environ 25 minutes. Ensuite, nous avons transféré sur la ligne Sotetsu, où nous sommes restées jusqu’au dernier arrêt, Yokohama. De là, nous avons pris la ligne Keikyu jusqu’à l’aéroport de Haneda. Se rendre à l’aéroport fut presque aussi long que le vol vers Miyazaki.

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Quand je dis « nous », je veux dire moi et quatre autres filles de judo (toutes étudiantes de 3ᵉ année).

De gauche à droite : Tomomi, Miyu, Ayaka, Yuuki

C’est la fille à l’extrême droite, Yuuki, qui m’a invitée. Son père est responsable du club de judo du lycée de Miyazaki et c’est lui qui nous a enseigné les techniques pendant le camp. 

Nous avons séjourné dans une sorte de petit appartement, dormant sur des futons.
 

La chambre où nous avons dormi toutes les cinq.

Maintenant, à propos du judo, nous avions généralement une pratique par jour, parfois deux. Les pratiques duraient environ trois à quatre heures. Je pense que notre dernier entraînement samedi a duré quatre heures et demie. C’était vraiment long! J’ai appris beaucoup de petits trucs de préhension et d’autres techniques, mais j’ai dû me concentrer deux fois plus que tout le monde juste pour essayer de comprendre ce que le professeur disait. Je sais que j’ai manqué beaucoup de petits détails, mais je pense que j’ai pu comprendre les choses les plus importantes qu’il disait.

Le camp était assez petit. Environ six filles de l’Université de Fukuoka sont venues, et des lycéennes du club de judo de Miyazaki (où nous avons pratiqué) ont également participé à la formation, il y avait donc des judokas avec lesquelles on pouvait travailler.

Le dojo où nous avons pratiqué.

Il faisait beaucoup plus chaud à Miyazaki, comme plusieurs personnes m’avaient prévenue avant mon départ. Mais on ne m’avait pas dit qu’il pleuvait beaucoup... Il a plu tous les jours de notre séjour, et pas seulement des gouttelettes, mais de la pluie battante.

Pour la nourriture, nous avons souvent acheté nos repas au dépanneur du coin. On peut pratiquement vivre des dépanneurs au Japon, bien sûr pas très sainement, mais les dépanneurs au Japon sont vraiment, eh bien, pratiques. Je prévois écrire quelque chose à ce sujet plus tard parce que les dépanneurs font partie de la vie quotidienne des Japonais. 

Le père de Yuuki nous a également offert quelques repas pendant la semaine. J’ai pu goûter le fameux jidori (poulet grillé au charbon de bois) de Miyazaki. Malheureusement, je n’ai pas pu goûter aux mangues de Miyazaki. Elles sont les meilleures au Japon et la mangue est mon fruit préféré, mais ce n’était pas la saison des mangues. En été, elles doivent être si délicieuses…, mais chères!

Des judokas de Tokai et de l’Université de Fukuoka partageant un repas. L’homme à l’arrière est le père de Yuuki.

Nous avons aussi cuisiné un soir, et j’ai même mangé dans mon premier restaurant kaitenzushi, également connu sous le nom de train à sushis. Les sushis sont placés dans des plats sur une sorte de tapis roulant qui tourne autour des tables et vous êtes libre de choisir ce que vous voulez manger. Il faut être assez rapide, car ça tourne assez vite. Mais les mêmes plats reviennent afin que vous puissiez toujours les obtenir la deuxième fois.

Kaitenzushi : Ayaka se verse du thé vert tandis que les plats circulent.

J’aide à cuisiner notre repas.

Le dernier jour, le père de Yuuki nous a emmenées voir Aoshima (= île bleue). Après m’être renseignée sur Internet (qui fonctionne maintenant correctement : p), apparemment, Aoshima est le seul endroit au Japon où vous pouvez voir Oni-no-Sentakuita (la planche à laver du diable), où se trouvent des formations rocheuses uniques en forme de vagues. Je pense que Yuuki a essayé de m’expliquer quelque chose à propos des rochers ou une histoire derrière les rochers, mais tout ce que j’ai compris fut sentaku qui signifie laver, et iwa qui signifie rocher... et je n’ai rien trouvé sur Internet... Je pense qu’elle voulait peut-être dire que les vêtements étaient lavés sur les rochers, ou que les rochers servaient de lieu de lavage, ou quelque chose comme ça..., mais je suppose que je ne le saurai jamais.

Oni-no-Sentakuita (la planche à laver du diable).

Miyu et moi

Ensuite, il fut temps de rentrer à la maison. J’aime beaucoup la sécurité aéroportuaire lorsque je voyage à l’intérieur du Japon. Il n’est pas nécessaire de présenter un passeport, vous pouvez apporter des bouteilles d’eau à bord et vous n’avez même pas besoin d’enlever votre veste pour passer la sécurité. Je trouve cela efficace. ;)

 

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3 mars 2015

Yokohama encore une fois

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Grâce à Anzu, j’ai pu réserver mon voyage à Kyoto sans trop de problèmes, mais une autre bonne chose était que le lieu de départ était Yokohama. Pourquoi est-ce une bonne chose? Eh bien, j’avais déjà prévu de rencontrer quelques amis ce jour-là à Yokohama, donc cela a rendu les choses beaucoup plus faciles.

Ce jour-là, j’avais prévu rencontrer Arisa Oginuma à Yokohama dans l’après-midi. Elle allait me faire visiter les alentours de Yokohama, et me montrer les endroits célèbres de la région. Je n’avais jamais été seul avec Arisa auparavant et de plus, je lui avais à peine parlé, alors j’avais un peu peur de la façon dont ça allait se passer. 

Arisa et moi dans le quartier chinois.

Il nous a fallu un certain temps pour nous retrouver à travers la gare, parce qu’au cas où vous ne le sauriez pas, la gare de Yokohama est É-NOR-ME. Une fois rencontrés, nous sommes sortis de la gare et nous nous sommes dirigés directement vers le quartier chinois. C’est intéressant de voir comment fonctionne le cerveau. Je me suis souvenu de beaucoup de rues et de magasins de ma dernière visite. Mais cette fois, Arisa m’a donné plus d’explications historiques, même si j’en ai oublié la plus grande partie. Cela a rendu la visite beaucoup plus agréable. Nous nous sommes arrêtés et avons mangé du nikuman, une sorte de grosse boulette blanche.

Notre conversation s'est bien déroulée et je dois dire que j’ai vraiment apprécié notre temps ensemble. Après le quartier chinois, nous avons traversé la ville, vu des rues célèbres, des restaurants et enfin le port maritime. Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire de Yokohama et la raison pour laquelle elle est célèbre, Yokohama a été l’une des premières villes du Japon qui s’est ouverte au monde pour le commerce au 18ᵉ siècle. Ainsi, il y a beaucoup d’éléments en lien avec le commerce qui s’ajoutent à l’histoire de la ville. Je dois vous dire que la vue était superbe. Il y avait beaucoup de vent ce jour-là, mais c’était vraiment magnifique!

Port de Yokohama.

Nous avons marché sur l’un des bateaux / plates-formes touristiques et voici la vue à partir de cet endroit.

J’adore les panoramas.

Il y avait BEAUCOUP de vent.

De là, on pouvait se rendre dans la partie sous-marine du bateau. À cette époque, il y avait les championnats du monde de Koma 2015. (Koma est le mot japonais pour top.) Quoi qu’il en soit, j’ai pu voir comment c’était. Je ne savais même pas qu’une telle chose existait. Nous avons quitté l’endroit pour retourner à la gare, mais nous avons fait un arrêt au Starbucks pour un Cherry Hot Latte. Arisa travaille dans un autre Starbucks à proximité, alors elle savait que c’était le premier jour où l’on offrait la saveur de cerise. Puisqu’on approchait la période de floraison des cerisiers (sakura hana-mi), Starbucks a créé ce produit pour attirer la clientèle. Mes leçons de marketing me sont revenues en mémoire. Quoi qu’il en soit, comme elle travaille dans un Starbucks, nous avons eu un petit rabais. Nous avons siroté tout en discutant, et avons fini par rester trop longtemps ha ha. Nous nous sommes précipités à la gare, avons pris le train et avons couru à la rencontre d’Anzu et de Keigo à l’endroit déterminé.

 

Centre-ville de Yokohama.

De là, nous avons tous les quatre marché ensemble au restaurant qu’Anzu avait choisi et fait des réservations pour nous. Alors que nous nous asseyions, tout le monde a ri du fait que je ne portais qu’un polo. J’ai ce problème depuis que je suis arrivé ici, je trouve la température beaucoup plus chaude que la plupart des gens. Quoi qu’il en soit, nous avons eu un excellent souper. Je ne savais pas trop comment ça allait se passer, car je n’avais jamais passé beaucoup de temps avec Keigo. Mais je dois dire que ce fut assez amusant. J’étais déjà pas mal fatigué à ce moment-là, mais leur énergie m’a gardé éveillé. Nous avons mangé un délicieux repas, avec des mets que je n’avais jamais goûtés auparavant. Après cela, nous sommes partis et ils m’ont emmené à la gare. Je pensais que j’allais leur dire au revoir une fois rendu là, mais nous avions encore environ quatre heures à attendre avant l’arrivée de mon bus, alors ils ont décidé d’aller dans un autre restaurant ha ha... Nous avons commandé des boissons, quelques petits amuse-gueule et des gâteaux. Nous avons parlé d’à peu près n’importe quoi, la conversation ne s’arrêtant jamais. Et nous avons beaucoup ri. Tout le monde était probablement fatigué à ce moment-là. Je sais que moi, j’étais épuisé. 

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Quelques mets

Géniale présentation!

Après environ 45 minutes, nous avons décidé de vérifier où se trouvait l’arrêt de bus. Mais à ce moment-là, il nous restait encore une heure avant le départ. Je leur ai dit qu’ils pouvaient tous rentrer chez eux puisqu’il était déjà 22 h 30, mais à ma grande surprise, ils sont restés avec moi jusqu’à ce que je monte dans le bus. Nous sommes entrés dans un Starbucks et avons pris quelques verres de plus. Nous nous sommes assis et avons bavardé jusqu’à la fermeture du magasin à 23 h. Mon téléphone était en train de mourir et j’allais utiliser mon chargeur, mais Arisa m’a forcé à utiliser le sien (chargeur de batterie portable). Nous avons pris des photos rigolotes, fait des blagues et encore des blagues, et beaucoup ri encore un peu. C’était très agréable et j’étais extrêmement reconnaissant. Ils sont restés tout le temps avec moi. Bientôt arrivé 23 h 20, nous nous sommes dirigés vers le bus et je les ai salués d’un signe de la main une dernière fois avant de partir.

J’ai une bien meilleure impression de Yokohama depuis ce jour-là. Je suis vraiment un gars chanceux. 

 

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Boissons...

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Ils ont attendu avec moi jusqu’à la fin. Je leur en suis très reconnaissant.

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