Un oiseau dans ma cour

Ces paroles inspirées de lectures, de rencontres, de réflexions et de sa propension à jeter un regard critique sur la société qui l'entoure, Guy les offre aux créateurs de musique à la recherche de textes significatifs.

« La chanson… c’est un vivant petit oiseau sensible et intelligent dont l’univers est la cour, il connaît et ressent tout mais en petit, c’est très parent avec le conte et la fable. » – Félix Leclerc

L’amour se hasarde

Le froid baisse la garde
Mais refuse de se rendre
Le printemps se hasarde
Survit à la tourmente…
Les feuilles d’un vert tendre
Frémissent dans les arbres
Elles frissonnent, elles tremblent
Le ciel reste de marbre…   
 
Le printemps se hasarde
Ne jamais se surprendre
Si encore il tarde… 

Le printemps se hasarde
Et l’amour lui ressemble
Vraiment à s’y méprendre! 


Comme lui il se farde
Et d’humeur gaillarde
M’enlace, m’enguirlande…
L’amour se hasarde
Et sa beauté m’enchante

L’amour se hasarde
Ne jamais se surprendre
Si encore il tarde… 

L’amour se hasarde
Le froid fourbit ses armes
Souvent le froid poignarde
D’autant l’amour se cambre
Le voilà sur ses gardes
Prêt à se défendre
Beauté dont il se targue
Ne vient pas sur commande…

L’amour se hasarde
Ne jamais se surprendre 
Si encore il tarde…

L’amour se hasarde
L’amour se fait attendre
Un jour il se fait tendre
Un jour il est de marbre
Il me raille, il me nargue
Parfois me vilipende… 
Seul sous mon arbre
Je frissonne, je tremble

L’amour se hasarde
Ne jamais se surprendre 
Si encore il tarde… 

 

© L’utilisation des textes se fait avec la permission de l’auteur.
Veuillez écrire à Guy Pilote à pilote.guy@gmail.com.
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