D’où vient le nom d’Élie?

 

Dans une section sur la collectivité à l’ouest de Winnipeg du livre Noms géographiques du Manitoba publié par Conservation Manitoba, on trouve les renseignements suivants sur Élie :

« Le bureau de poste est un point ferroviaire du Canadien National qui a été établi en 1898. Douglas, en 1833, prétend que l’endroit a été nommé en l’honneur d’Élie Chamberland, un hôtelier de Saint-Boniface qui se lançait en affaires ici, au printemps de 1899, et qui est décédé au mois de juillet. Un dossier officiel de la province du Manitoba signale toutefois qu’Élie Chamberland et Élie Dufresne ont nommé le point ferroviaire du Canadien National d’Élie en leur honneur. »

Un monsieur Lussier suggère, en 1978, que le nom du district est celui d’un des premiers pionniers français nommés Élie. Sans doute celui qui souhaitait que ses enfants soient éduqués et qui a adopté plusieurs enfants pauvres pour enfin avoir une grande famille et ainsi avoir le nombre d’élèves requis pour la fondation d’une école.

 

L’école figure sous le nom de Dufresne sur une carte de Chattoway de 1921 sur le quart nord-est section 2-11-3-0. En 1975, M. Le Garland donne les deux origines et ajoute que les Dufresne étaient commerçants ici, et que sur son épitaphe il est écrit « fondateur d’Élie ».

 

Léa Dufresne, fille d’Élie Dufresne, est devenue plus tard l’épouse de Louis Bernardin, mon grand-père.

 

Mon grand-père, Louis Bernardin

 

Joseph Bernardin, né en 1826 de Jean-Baptiste Bernardin (1784) et Marie Charlotte Taillefer, est décédé en 1915. C’est de l’union de Joseph Bernardin et Marie Péloquin que vient mon grand-père.

 

Louis Bernardin est né le 17 juin 1856 et est décédé en janvier 1950, en Californie. Peu de temps après son arrivée à Élie dans les années 1912, il construit un édifice pour jouer au billard, édifice qui abrite aussi un petit magasin.

Il veut aussi construire un pont pour traverser la rivière de la Poule d’Eau, dans le pays de Gabrielle Roy, mais ne réussit pas à obtenir un permis du gouvernement fédéral.

 

Alors, c’est là que mon grand-père et ses deux garçons, Alphonse et Willie décident de déménager à Los Angeles.

 

Quand mon grand-père part pour la Californie, dans les années cinquante, il laisse la charge du billard-magasin à mon père, Adonaï. Finalement, on en fera un restaurant, et en 1942, la propriété est vendue à la Division scolaire du Cheval blanc pour y installer leur siège social.

 

De Louis Bernardin et Léa Dufresne (fille d’Élie Dufresne) vient la famille de mon père, une famille de huit enfants. Il y avait Mariette Bernardin, née le 1er mai 1899, Willie Bernardin, né le 2 février 1896, Yvonne Bernardin, née le 31 janvier 1902, Alphonse Bernardin, né le 25 mars 1891, Adonaï Bernardin, mon père, né le 30 octobre 1897, Magloire Bernardin, né le 25 octobre 1892, Lauria Bernardin, née le 21 juillet 1903, qui a enseigné à l’école de Keewatin, une grande partie de sa vie comme religieuse de la congrégation des Sœurs Jésus- Marie, et Dora, ou Rose-Marie Bernardin, née le 15 juin 1884.

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