Un monde à découvrir
Lucie se tient de nouveau debout devant l’arbre immense et somptueux de la forêt. Elle a le sentiment de s’être perdue un long moment dans ses rêves, le temps de cette course effrénée à la recherche d’une étoile. C’était tellement irréel, tellement magique. Elle veut noter son rêve pour s’en souvenir. Elle met la main dans son sac pour prendre son cahier et alors elle sent quelque chose de chaud et de doux qui prend vie sous ses mains. Une petite tête sort du sac et un lapin saute dans ses bras. Le fidèle compagnon de Lucie, Canine, n’était plus un jouet de tissu et de mousse, mais un lapin, un véritable animal doté de la parole : « Salut Lucie! C’est moi, Canine! »
Avec son lapin, Lucie se sent plus confiante que jamais. Plus rien ne pourrait dorénavant l’empêcher de vivre ses rêves. Le ciel était peut-être immense depuis sa cabane dans les arbres, mais le monde à découvrir était encore plus vaste.

En refermant le voyage de Lucie au pays des émotions, une chose demeure : les émotions ne sont ni des obstacles ni des faiblesses, mais des compagnes de route. En apprenant à les reconnaître, à les écouter et à les accueillir, Lucie — comme Hans — découvre qu’elles peuvent éclairer le chemin, renforcer les liens et ouvrir le monde.
Et parfois, il suffit d’un regard bienveillant, d’un souvenir précieux… ou d’un lapin blotti contre soi pour se sentir prêt à rêver plus grand.


