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De juin 2019 à mai 2026, nous avons eu le privilège de suivre les blogues de voyage de deux jeunes Franco-Manitobains, qui ont partagé avec nous une expérience de vie hors du commun : une année passée au Japon.

À travers la chronique Un an au pays de mon père, ils nous ont fait découvrir, avec sensibilité et curiosité, les multiples facettes de ce séjour : de la géographie au climat, de la langue à la culture, du judo aux liens familiaux et amicaux qui ont jalonné leur parcours.

Aujourd’hui, cette aventure arrive à son terme.

Pour clore la série, nous vous invitons à découvrir les impressions de France, recueillies lors d’une visite en 2025, ainsi que le documentaire Hafu, réalisé par Vincent. Dans ce film empreint d’intimité, il retourne à Tokyo aux côtés de son père, Yukihiro, pour renouer avec ses racines et explorer, avec délicatesse, les contours de son héritage culturel.

France — Retrouvailles avec le Japon

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En octobre 2025, j’ai eu la chance de retourner au Japon. La dernière fois que j’y avais mis les pieds, c’était en 2015, lorsque mon père et moi étions allés rendre visite à mon frère, alors étudiant là-bas. Dix ans plus tard, ce voyage a pris la forme d’un retour — à la fois familier et dépaysant.

Redécouvrir le Japon après une si longue absence m’a profondément marquée. Même si je savais que la population y est bien plus nombreuse qu’au Canada, j’ai tout de même été surprise par la densité humaine, par ce sentiment d’être happée par la foule. Monter dans un train à l’heure de pointe relevait presque de l’exploit, et visiter des lieux prisés comme le château d’Osaka ou le Mémorial de la paix d’Hiroshima s’avérait difficile : impossible de s’arrêter vraiment, tant le flot des visiteurs ne cessait d’avancer.

J’avais aussi oublié à quel point le Japon peut être intense pour les sens. Les annonces répétées dans les gares, les enseignes lumineuses, les rues toujours animées — tout semble vibrer d’une énergie constante. Si je devais y vivre, je crois que je choisirais une région plus calme, un coin de campagne où il est bon de prendre son temps.

J’ai toutefois été agréablement rappelée à quel point le mode de vie japonais est généralement plus sain, surtout lorsqu’on ne possède pas de voiture. Marcher pour se rendre aux gares et monter des escaliers fait partie du quotidien. Nous avons également vu énormément de gens circuler à vélo, que ce soit sur la route ou les trottoirs. Beaucoup de vélos sont munis de sièges pour enfants, ce qui permet aux parents de les transporter facilement.

Mais au milieu de toute cette animation, une impression persistait : celle d’une certaine distance entre les gens. Malgré la foule, chacun semblait enfermé dans sa bulle, le regard fixé sur son téléphone, évitant tout contact visuel. Je savais que, pour les Japonais, ne pas déranger les autres est une marque de respect. Pourtant, cette fois, j’ai senti quelque chose de différent — comme si ce respect s’était transformé en retrait, en effacement.

Une amie japonaise m’a raconté qu’un jour, alors qu’elle s’était précipitée dans la rue, elle avait trébuché et était tombée. Malgré la présence de passants, personne ne s’était arrêté pour l’aider. Ce récit m’a troublée. Car à mon retour, lors d’une simple marche dans mon quartier, trois personnes m’ont croisée, m’ont regardée dans les yeux et m’ont souri. Ce geste banal, presque anodin, m’a semblé soudain précieux — comme une petite lumière dans le rythme pressé du monde.

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Vincent  Documentaire Hafu

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Mamoru Vincent Blais-Shiokawa vit depuis longtemps un conflit identitaire. Il ne se sent ni tout à fait Canadien, ni tout à fait Japonais. Comment les jeunes Canadiens issus de couples mixtes perçoivent-ils leur place et leur rôle dans notre société? – tiré de tv5plus.ca/hafu.

 

Cliquez sur une image pour visionner la bande-annonce ou le documentaire.

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